Trentino-Alto Adige


Le Tyrol du Sud représente la moitié de la province bicéphale Trentin-Haut-Adige. Les paysages et la nature se ressemblent fort dans les deux régions et elles se partagent l’Adige, leur principal  cours d’eau. Mais le Tyrol du Sud reste très différent du Trentin, et même du reste de l’Italie.

Alto Adige:
L’histoire du Tyrol du Sud est très mouvementée comme celle du Trentin d’ailleurs.  Quant à l’histoire du vin des deux régions, elle se caractérise par la présence de nombreuses anciennes cantine sociali ou coopératives vinicoles. Même si celles du Tyrol du Sud sont plus petites, elles semblent être plus appréciées sur la scène internationale que les cantine sociale du Trentin.

Le Tyrol du Sud a dû attendre 1975 avant qu’une appellation spécifique ne soit créée pour l’ensemble de la région, la DOC Alto Adige. En 1970, les environs du très beau  Lago di Caldaro (Kalterersee) bénéficiaient déjà d’une DOC.

On ne sait jamais ce que réserve l’avenir. Il semble cependant improbable que de nouvelles appellations soient attribuées à court terme au Tyrol. D’abord parce que la province dispose de peu de terres utilisables, et ensuite parce qu’aucune sous-région bien délimitée ne se distingue par sa qualité.

Trentino:
Au fil des siècles, le Trentin et le Tyrol du Sud, l’autre moitié de l’entité géographique, ont été manipulés comme des balles de ping-pong par les grandes puissances européennes. Les deux provinces se sont donc forgé des identités très personnelles, tant vis-à-vis du reste de l’Italie qu’entre elles.

Le Trentin a toujours eu un caractère plus ‘italien’ que le Tyrol du Sud. À différentes époques, celui-ci a été annexé à l’Autriche ou à l’Allemagne. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, que les Alliés l’ont définitivement rattaché à l’Italie.

L’identité particulière, plutôt italienne du Trentin, se remarque aussi dans l’histoire de sa viticulture. Les cépages italiens et français y sont cultivés depuis toujours, alors que les cépages allemands jouent les premiers rôles au Tyrol du Sud.

Sur le plan des reconnaissances officielles, le Trentin n’a pas à se plaindre. Dès 1971, l’appellation Trentino accède au statut de DOC. La même année, le Campo Rotaliano, où l’on cultive le teroldego, est récompensé d’une propre DOC : Teroldego Rotaliano. Il a cependant encore fallu attendre de nombreuses années, jusqu’en 1993, avant que les mousseux du Trentin aient aussi une appellation bien à eux  : DOC Trento.